Die Kongregation

Die Kongregation

Im Dienste der Ärmsten der Armen, auf 4 Kontinenten

Die apostolische Kongregation wurde im 17. Jahrhundert von Jean Baptiste Delaveyne gegründet. Er wünschte sich Schwestern, die sich nicht hinter Klostermauern befinden, sondern unter den Menschen leben.

Die Spiritualität der Schwestern der Nächstenliebe von Nevers besteht darin, der Welt, den Ärmsten der Armen, die Zärtlichkeit Gottes, die Liebe des Vaters zu bezeugen. Das Gebetsleben und das soziale Engagement sind die beiden Pole, die diese Form des religiösen Lebens charakterisieren.

Die Schwestern arbeiten in Europa, Afrika, Südamerika und Asien mit zahlreichen Organisationen zusammen, die sich für die Würde aller Menschen einsetzen.

Die auch in Lourdes ansässigen Schwestern der Nächstenliebe von Nevers haben im 19. Jahrhundert Bernadette in ihrem dortigen Internat aufgenommen.

Pour approfondir...

1676, L’étonnante aventure de Jean Baptiste Delaveyne, fondateur de la Congrégation des sœurs de la Charité de Nevers

Le contexte historique :

A Saint-Saulge, petit village du centre de la France, proche de Nevers, dans une région de bois et de prairies, naissance de Jean Baptiste Delaveyne en 1653, dans une famille de chirurgiens.

Un homme dans l’air de son temps :

1676 : Jean Baptiste Delaveyne, prêtre, engagé dans la vie monastique bénédictine retrouve Saint-Saulge après avoir vécu 7 ans à Paris pour ses études. Ebloui par ce qu’il a découvert des splendeurs artistiques et littéraires, il oublie son choix de vie et se laisse attirer par la vie mondaine et le goût du paraître.

Un homme qui ouvre l’oreille de son cœur :

1677 : une simple remarque d’un curé voisin vient bouleverser sa vie : « Saint Benoît n’était pas si bien à Subiaco ». Il est renvoyé à l’appel de Dieu entendu dans sa jeunesse et décide de rompre avec les habitudes mondaines.

Un homme qui écoute le cri des malheureux, la Parole de Dieu :

1678 : touché par les conditions de vie inhumaines des paysans du village, il se fait proche des plus démunis, il écoute profondément la Parole de Dieu. Il découvre Jésus,  comme le « grand témoignage de l’Amour de Dieu pour les hommes. »

Un homme qui communique son expérience :

1680 : Il propose à des jeunes filles de Saint-Saulge de vivre ensemble cette même aventure spirituelle : « N’ayez point d’autres affaires que celles de la Charité, point d’autres intérêts que ceux des malheureux.» Ce sont les premières sœurs de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Nevers.

L’appel des premières sœurs…

1680 :
Deux amies, Anne Legeay et Marie Marchangy, des jeunes filles de Saint Saulge répondent à l’appel de Jean Baptiste Delaveyne. Il va leur proposer une forme de vie religieuse nouvelle, sans cloître, vivant de plain-pied, avec les villageois. Cette proximité avec les pauvres est le lieu de leur rencontre avec le Christ. Mais Jean Baptiste les invite aussi à une vie de prière intense. C’est l’époque de la naissance de la vie religieuse apostolique.

1688 :
Marcelline Pauper rejoint la petite communauté. Elle deviendra une grande mystique du XVIIème siècle. Avec d’autres, elle participe aux fondations de communautés qui se succèdent, (une vingtaine entre 1680 et 1704) d’abord dans la Nièvre (Nevers, Decize, Saint Pierre le Moutier,…) puis au-delà du nivernais (en Ile de France, en Auvergne, en Ardèche, à Saint Etienne…). A l’origine, les communautés sont formées de 3 ou 4 sœurs ; une sœur est apothicaire, deux sont soignantes, une quatrième enseigne.

La Congrégation vivra un développement important après la révolution française…

Marcelline Pauper, le dynamisme missionnaire

Figure mystique de la fin du XVIIème siècle, Marcelline Pauper a profondément marqué les commencements de la Congrégation des sœurs de la Charité de Nevers. Par sa vie spirituelle intense et son dynamisme missionnaire, elle participe au développement de la jeune congrégation.

Née en 1666 dans une famille de boulangers de Saint Saulge, accompagnée spirituellement par le Père Delaveyne, Marcelline Pauper rejoint la communauté de Saint-Saulge en 1688.
Elle est spontanément tournée vers le recueillement et la solitude pour vivre une intimité avec Dieu, mais le Père Delaveyne lui fait comprendre que servir les pauvres c’est servir Dieu lui-même : « Amour et Croix, l’un s’éprouve par l’autre ».

En 1691, elle est envoyée à Decize pour la toute première fondation.
A partir de 1696, elle est appelée pour fonder d’autres communautés, en Auvergne, en Ardèche, à Saint Etienne.
En 1705, envoyée à Tulle, elle y installe une maison appelée « miséricorde » pour visiter les malades et instruire les petites filles pauvres.

 

Le développement de la Congrégation

En 1789, La Congrégation des sœurs de la Charité de Nevers comptait 140 maisons. Avec la Révolution, toutes les communautés disparaissent…
Au début du 19ème siècle, la Congrégation se reconstitue et connait un nouvel essor.

En 1866, lorsque Bernadette Soubirous entre dans la Congrégation, les sœurs sont réparties dans 260 communautés, dont certaines animent et gèrent d’importantes institutions scolaires ou hospitalières.

En 1902-1904, les lois laïques de la République française sont votées. Les sœurs sont expulsées des établissements scolaires.

La Congrégation envoie des sœurs fonder des maisons hors de France : Belgique (1902), Espagne et Italie (1903), Angleterre (1904), Suisse (1907).
Après la guerre de 1914, nouvelles fondations au Japon (1921), et en Tunisie (1925). Après la seconde guerre, les sœurs sont appelées en Irlande (1950), en Côte d’Ivoire (1957). A l’écoute des pays du tiers-monde où la pauvreté est massive, des fondations ont lieu au Chili (1972), en Guadeloupe (1979), en Thaïlande (1979), en Bolivie (1994). Plus récemment la Corée du Sud (1999) et la Pologne (2012).

Aujourd’hui, il y a toujours des personnes sans domicile fixe, sans toit, sans travail, qui ne savent pas lire ni écrire, des personnes immigrées… La Congrégation poursuit sa mission principalement par une présence au sein des associations qui les accompagnent.

 

La congrégation aujourd’hui

 

Les sœurs de la Charité de Nevers dans le monde

En Afrique :

Côte d’Ivoire : à Anyama, commune proche d’Abidjan, les sœurs animent un centre d’alphabétisation et une bibliothèque de rue, elles sont présentes dans un foyer d’accueil des enfants de la rue. Elles participent à la vie de la paroisse, et vivent en proximité avec les habitants.

En Amérique du Sud :

En Bolivie, sur les hauts plateaux, les sœurs se font proches des plus pauvres par des engagements pour la défense de la dignité de tous : petits déjeuners pour les enfants malnutris, aide thérapeutique et pédagogique aux enfants et adolescents victimes de maltraitance, collaboration à la création d’un centre pour enfants handicapés, bibliothèques pour enfants, visites aux malades…

Au Chili, les communautés de Santiago sont insérées dans des poblaciones (quartiers pauvres) : en proximité avec les immigrés, par des visites aux détenus, par des engagements auprès de nombreuses familles déstructurées et dans des programmes municipaux pour des jeunes marqués par la drogue et l’alcoolisme.

En Asie :

Au Japon, plusieurs communautés vivent dans les régions de Tokyo et de Kyoto. Elles ont des engagements divers auprès de personnes handicapées, sans domicile fixe… et travaillent à l’alphabétisation de personnes immigrées, à la défense de leurs droits. Plusieurs participent aussi à des groupes de soutien aux sinistrés de Sendai et de Fukushima.

En Corée, à Séoul, les sœurs sont diversement engagées : dans un centre inter-congrégation pour aider les couples de mariages mixtes (femmes immigrées souvent des Philippines mariées avec des coréens). Elles travaillent dans les hôpitaux qui accueillent des personnes sans ressources, avec les personnes âgées dans un centre social, à Caritas pour un travail d’aide humanitaire.

En Europe :

Angleterre, Irlande, Espagne, France, Italie, Suisse, dans ces pays les sœurs sont engagées dans des associations qui rejoignent les personnes vivant en marge de la société.

En Pologne, une nouvelle communauté s’installe.

En France certaines sœurs sont aussi impliquées dans la Tutelle des établissements scolaires.
Dans les maisons de retraite les sœurs âgées partagent la vie des résidents.

En France, à Nevers, une communauté dans la Maison- Mère des sœurs de la Charité de Nevers participe à l’animation de l’Espace Bernadette.
Du monde entier des pèlerins viennent à la rencontre de Sainte Bernadette.
La communauté est, avec des bénévoles et des salariés, au service de l’accueil des pèlerins.

 

Le chemin d’Evangile ouvert par Jean Baptiste Delaveyne

Si tu as le désir profond d’écouter les plus démunis et de te mettre à leur service

Si tu as le désir de marcher, comme Sainte Bernadette, à la suite de Jésus…

Si tu veux vivre ton baptême en partageant l’aventure apostolique ouverte par Jean Baptiste Delaveyne, et :

Dire au monde la Charité de Dieu,
la Passion de son Cœur pour donner la vie à l’humanité

Si tu veux participer à l’accomplissement de cette mission dans l’Eglise:

 

 

Rejoindre les sœurs de la Charité

Vous voulez discerner l’appel de Dieu dans votre vie ?

Vous désirez connaître la Congrégation ?

Si vous souhaitez rencontrer une sœur … Prenez contact.

 

Les laïcs associés de la Charité de Nevers

Depuis 2000, la Congrégation des sœurs de la Charité de Nevers ouvre sa spiritualité aux laïcs, femmes et hommes en quête de chemins d’intériorité.

Ils découvrent que l’aventure apostolique ouverte par Jean Baptiste Delaveyne peut orienter leur vie et donner sens à leurs multiples tâches.
Ils s’associent pour vivre de cet héritage spirituel et le faire fructifier dans leur vie ordinaire (familiale, professionnelle, associative, politique, ecclésiale).
Ils s’engagent à vivre la suite du Christ selon le chemin ouvert par Jean Baptiste Delaveyne. La « Charte des Laïcs associés de la Charité » de Nevers en précise les éléments.

Aujourd’hui, ces laïcs forment des groupes – laïcs engagés et en initiation – en Espagne, France, Italie, Japon, Corée, Chili, Bolivie.
Ces groupes commencent à se structurer en « Corps ». L’ensemble est coordonné et animé par une équipe internationale. En ce temps de structuration d’un Corps de Laïcs, ce sont des Sœurs de la Congrégation qui exercent le service de l’accompagnement.

Prendre contact avec la Responsable internationale des laïcs associés de la Charité de Nevers, cliquez ici.

 

 

La tutelle d’établissements scolaires

Depuis 1980, lorsque les sœurs n’ont plus été présentes dans les établissements scolaires, une tutelle a été mise en place afin de transmettre la spiritualité de la Congrégation.

Un projet éducatif commun à tous les établissements est remis régulièrement en chantier par les équipes éducatives afin d’être adapté aux réalités.
La tutelle s’exerce aujourd’hui sur 6 établissements (Montpellier, Toulouse, Saint-Saulge, Melun, Nevers, Brive) constitués en « Réseau ». Elle est animée par un Conseil de Tutelle, sous la responsabilité de la Supérieure générale de la Congrégation. Ce réseau, dans une attention particulière aux jeunes en difficulté, vit de « l’esprit Nevers » :

« C’est toi qui m’intéresses »

Les chefs d’établissement se rencontrent plusieurs fois par an pour des temps de formation, de réflexion sur leurs pratiques éducatives, des temps de relecture et d’approfondissement spirituels.

Régulièrement, des temps forts sont proposés à l’ensemble des équipes éducatives sur un thème de réflexion afin de permettre des échanges entre tous et de donner à chacun la possibilité de reprendre conscience de l’esprit qui anime le Réseau.

 

Les archives de la Congrégation

Depuis 1680, les sœurs de la Charité de Nevers ont gardé la mémoire de l’héritage transmis par Jean Baptiste Delaveyne et de la manière dont les différentes générations de sœurs l’ont vécu. C’est le lieu d’une mémoire vivante, car il s’agit de la vie de la Congrégation à travers son histoire.

Les archives permettent de relire le sens du chemin parcouru, des combats livrés, des difficultés traversées à travers les évolutions des différentes sociétés et de l’Eglise, depuis plus de 3 siècles.
Un gros travail de modernisation des archives est entrepris par la sœur archiviste secondée par une laïque aide-archiviste.
Un projet de rénovation des locaux est en cours pour assurer la bonne conservation des documents et des objets.

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